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Démystifier la mécanique

Je tiens à signaler que je ne suis pas mécanicienne et que ces informations proviennent de ma compréhension de la mécanique liée à mon expérience personnelle avec mon Renault Trafic type I de 1990 au cours des dernières années. J’ai souhaité les partager parce que je n’ai pas trouvé de présentation simple et vraiment accessible à tous de la mécanique auto. Si vous avez des documents clairs à partager, ils sont les bienvenus. Également, toute correction et précision sera ajoutée au dossier. Merci de votre bienveillance !

Les ateliers solidaires ou garages alternatifs

Si vous êtes motivés à mettre – un peu – les mains dans le cambouis, le top, c’est d’avoir l’occasion de faire un tour dans un atelier solidaire. Ils ont tous leur formule propre mais le principe de base, c’est d’avoir accès à tous les outils pour travailler et qu’un mécanicien est là pour nous guider dans notre travail.

Mon retour d’expérience

Pour moi, ça a été quelque chose d’essentiel pour démystifier la mécanique. Juste après avoir acheté mon premier camion, j’ai été faire un tour à l’Atelier Solidaire de Lille (qui n’existe malheureusement plus…). J’y ai passé un premier après-midi où l’on m’a fait faire le tour de mon véhicule, on m’a appris à faire les niveaux, démonter un pneu, vérifier les éléments essentiels et la manière de les contrôler par moi-même.

Après ce premier check-up, on s’est rendu compte qu’il était nécessaire de :
– faire la vidange d’huile moteur
– réparer des feux qui ne fonctionnaient pas
– changer la courroie de distribution (qui avait plus de 5 ans)
– changer un roulement de roue (HS)

Alors on m’a expliqué comment faire une vidange et on m’a accompagné dans ma première vidange, pas à pas. C’était top ! Aujourd’hui, ça me fait sourire car je sais que je faisais attention à 1000 détails qui aujourd’hui me semblent futiles : il reste quelques gouttes qui tombent du moteur, est-ce que je dois laisser plus longtemps ou pas ? J’ai mis de l’huile sur le côté, est-ce que c’est grave ? Je laisse tourner le moteur quelques minutes, ça veut dire quoi : 2 minute, 5 minutes, plus ?

Sauf qu’en fait, c’est ça démystification de la mécanique, c’est être capable de faire la différence entre ce à quoi il est important de faire attention et ce qui n’a pas d’importance. Tant que l’on ne sait pas faire cette différence, on a peur de faire des bêtises, ce qui est plutôt sain !

Donc, on a continué sur le camion, on a regardé les mauvais contacts des feux,. Pour la courroie de distribution, on m’a expliqué que c’est une opération complexe, qu’il faut mieux laisser à des pros, idem pour le roulement de roue. Alors je leur a fait confiance et je leur ai laissé faire le reste. Je n’étais pas là pour le changement de la courroie de distribution, mais j’ai eu l’opportunité d’assister au changement du roulement. Ils s’y sont mis à plusieurs et je me souviens qu’ils ont galéré parce qu’il était bien coincé et qu’il a fallu sortir la meuleuse.

Tout cela m’a permis de me faire une première approche de la mécanique qui m’a été vraiment utile.

Je vous encourage donc à aller faire un tour dans un atelier solidaire si jamais vous avez l’occasion !

Comment ça marche, combien ça coûte ?

Des ateliers dont j’ai entendu parlé, le fonctionnement était souvent associatif. Le tarif est le plus souvent basé sur une adhésion annuelle ou mensuelle à laquelle s’ajoute un tarif horaire généralement beaucoup moins élevé que le prix horaire d’un mécanicien.

Par exemple, à Lille, l’adhésion était de 10€ à 30€ par mois, à payer pendant un an minimum, puis un tarif horaire aux alentours de 12€ de l’heure (en 2013).

Sur internet, je découvre l’atelier auto du Garage Moderne à Bordeaux qui demande une adhésion annuelle comprise entre 35€ et 51€ et un tarif de 36€ de l’heure. L’Atelier Mécanique Solidaire de Perpignan quant à lui demande une adhésion annuelle de 10€ et un tarif horaire compris entre 17€ et 34€ de l’heure.

Où trouver un atelier solidaire ?

Il n’y a pas beaucoup d’ateliers solidaires en métropole. Je ne suis pas sûre qu’il existe une liste actualisée. D’ailleurs, il n’y a pas non plus de terme reconnu pour nommer ce type de structures, ce qui peut rendre complexe la recherche d’un établissement près de chez soi.

La jungle des noms…

Il faut distinguer ce que je j’appelle ici les « ateliers solidaires » des « self-garages » qui sont le plus souvent de la location d’emplacement et de matériel pour faire ses réparations soi-même, ainsi que des « garages solidaires » qui sont : soit des garages classiques qui offrent des prestations moins chères pour les petits revenus ou des garages classiques qui font travailler des personnes en insertion.

Quelques ateliers trouvés sur internet

https://atelier-mecanique-solidaire.business.site/
https://legaragemoderne.org/autos
https://garage-asso-solidaire-albi.fr/
https://www.facebook.com/adrenalineatelierssolidaires/
https://www.mobilite-e-s.com/
http://www.sgs.bzh/content/4-le-self-garage-solidaire
https://www.facebook.com/garagesolidaire81600/

Apprendre sur le tas

L’autre solution, c’est d’apprendre par soi-même. Oser, essayer par petits pas. Je vous propose de vous accompagner dans cette apprentissage, en vous guidant pas à pas à travers ce groupe d’articles. L’idée principale est d’avoir un contenu accessible à tous, qui ne va pas chercher à dire qu’on va devenir des pros de la mécanique, mais déjà découvrir son véhicule et comprendre son fonctionnement…

Si vous connaissez quelqu’un qui connaît un peu de mécanique, peut-être vous pourriez lui proposer de vous montrer ce qu’il connaît ? Rien ne vaut un apprentissage avec quelqu’un en chair et en os !

Je rêve que se mette également en place des partages d’expériences entre nomades, en dehors des écrans. Peut-être pourrions-nous organiser des week-end de partage d’expérience sur la vie nomade, dans lesquels ces découvertes de nos véhicules prendraient place, entre plein d’autres choses ? J’espère vous en reparler très prochainement !

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